14/04/2009

Terroirs or not terroirs, that is the question !

L’Europe  rêve de mélanger vin rouge et vin blanc… pour obtenir du rosé.

 

T’inquiètes Anne-France c’est pas encore joué !

 

Il y a 2 semaines, une de mes élèves me posait la question :

 

 Et que penses-tu de la nouvelle loi européenne concernant les rosés ?

-         Euh ! ( ma réponse !)

-         Donc voici, je vous résume avec un article paru dans le Figaro

 

Fin janvier, les 27 Etats membres, France y compris, ont en effet adopté un projet de règlement autorisant la pratique de ce genre de coupage. Cette mixture beaucoup de blanc et un peu de rouge

 

Décision le 27 avril prochain

Face au tollé provoqué en France par cette proposition, la Commission européenne a déclaré le 11 Mars«réfléchir» aux moyens de prendre en compte les inquiétudes des producteurs français. «Nous sommes conscients des préoccupations des producteurs de certaines régions, comme ceux de Provence, et des préoccupations du ministre français de l'Agriculture Michel Barnier et nous réfléchissons» aux moyens d'y répondre, explique Michael Mann, le porte-parole de l'exécutif européen pour les questions agricoles. Ce dernier n'a pas précisé comment il comptait répondre à ce problème. Du côté des viticulteurs, des propositions ont déjà été formulées, notamment celle d'introduire un étiquetage spécifique pour différencier les rosés traditionnels de ceux produits à partir de mélange. Encore au simple stade de proposition, ce projet doit encore être soumis à l'avis de l'Organisation mondiale du commerce sur cette réforme. Un vote définitif doit intervenir le 27 avril prochain.

«Le rosé, c'est subtil»

S'il est déjà pratiqué dans certains pays, le coupage du blanc et du rouge est une hérésie pour les viticulteurs français. «Dans le monde, il y a une philosophie du rosé qui n'est pas celle de la France, explique François Millo. Le rosé de coupage a la couleur du rosé mais ce n'est en aucun cas du rosé.» Le rosé traditionnel est produit à partir de raisins rouges dont la pulpe et la peau sont macérées pendants une durée courte, de 6 heures à une journée. «Le rosé, c'est quelque chose de très subtil qui a beaucoup d'arôme. Ce coupage, ce n'est même plus du rosé», affirme également Linda Schaller, directrice commerciale du Château Les Crostes à Lorgues, dans le Var. Pour cette dernière, si la directive était adoptée, «on nous enlèverait quelque chose qui appartient à notre tradition.» Cette réforme s'inscrit dans un contexte plutôt positif pour le rosé alors que ses ventes sont en plein essor, à la différence du marché du vin rouge et du vin blanc. Sa consommation est en effet passée de 8% à 22% de la consommation totale des vins en France durant les quinze dernières années, selon le CIVP( Figaro)

 

Cela me fait penser à l’émission de Guillaume Durand- L’Objet du scandale le thème était le fromage au lait cru...

 

Ted Stanger, journaliste américain s’interrogeait sur le comportement, selon lui, « étrange » des français, qui consiste à tout prix à défendre des valeurs de terroirs, de qualité de produits au risque d’une évolution « soi-disant sanitaire *».

 

Plus de cinquante fromages français ont disparu ces dix dernières années !

 

Ce journaliste d’investigation ferait bien d’investiguer sur le sujet et se rendre compte que ce n’est pas tout à fait pour des raisons sanitaires que l’on veut faire passer la fabrication des fromages, par du lait pasteurisé, microfiltré, aromatisé,thermisé, au lieu du lait cru mais pour des raisons de gros sous !

 

En effet, un fromage au lait cru tient 10 jours, au lieu d’un mois pour un pasteurisé           

 

Lactalis , 2e lieder mondial de l’industrie laitière (9 milliards d’euros de chiffre d’affaires prévu en 2007 , propriétaire des marques Président, Bridel, Lepetit, Lanquetot, Société, Galbani (leader italien de la mozzarella), Chaussée aux Moines, Salakis, Rouy, Le Roitelet ou Lou Perac) intrigue discrètement pour supprimer l’exigence de la fabrication au lait cru pour l’obtention de l’Appellation d’origine contrôlée

 

 

*Dans 66% des cas, ce sont des fromages au lait pasteurisé qui ont été inquiétés par des problèmes de listériose et pas des fromages au lait cru 

 

 

19:34 Publié dans Actualités sensorielles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook |

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