06/05/2010

Et Vive le beurre…Tout ce que vous devez savoir…

Sans gras, la vie serait impossible ! Car les corps gras interviennent essentiellement à tous les niveaux de vie : fournir de l’énergie, participer à l’architecture des structures, constituer les précurseurs d’hormones (les aliments de l’intelligence et du plaisir- Dr J.M Bourre)

 

 

 

 

 

Si vous vous retrouvez ce soir, ce jeudi 6mai devant le petit écran, Envoyé Spécial sur FR2 , diffuse à 20H30, un documentaire sur le beurre (Beurre, de l’or en baratte)- (Rediffusion dans la nuit de vendredi à samedi)

 

En 2010, La France reste le plus gros consommateur de beurre au monde avec 8kg par personne et par an. Pourtant, les dix dernières années, les ventes de beurre se sont effondrées de 30% dans l’Hexagone. En cause, sa mauvaise réputation. Accusé de faire grossir, de favoriser le cholestérol ou d’être cancérigène, les consommateurs lui ont préféré l’huile d’olive et la margarine. Mais aujourd’hui, porté par les grands cuisiniers, les amoureux du goût et les innovations des industriels le beurre, symbole du terroir, fait son grand retour. Quels sont les secrets de fabrication d’un bon beurre ? Beurre artisanal et beurre industriel partagent-ils les mêmes recettes ? Et les beurres allégés, derniers nés du marché, sont-ils vraiment bons pour la santé ?

 

Le beurre est-il bon ? On ne parle pas du goût, domaine où cet ingrédient a conquis le titre d'excellence, mais l'interrogation concerne la santé. Et là... Lorsqu'il roussit au fond d'une casserole, il est accusé de boucher les artères, d'alourdir les poignées d'amour et de bien d'autres vices encore. Bien que premiers consommateurs au monde de beurre, avec 8 kilos par an et par tête, les Français s'en servent moins pour leurs tartines depuis dix ans : ses ventes ont effet fondu de 30 % au prof t de l'huile d'olive et de la margarine. Mais il y a beurre et beurre ! Le bon beurre doit être clarifié, débarrassé du restant de petit-lait qui s'y cache. Ne supportant pas la chaleur, ce reliquat est cancérigène s'il noircit sur le feu. Le beurre fermier survit dans les fermes de Bretagne. La crème doit être barattée, si possible dans une cuve en bois, comme le bon vin. Ce traitement à l'ancienne révèle sa saveur de noisette.

Le quidam est condamné aux beurres de supermarchés, affublés d'adjectifs pompeux sortis de l'imagination des experts en marketing. Mais ces nouveaux beurres « allégés » ou « gourmands » sont trompeurs. Moins chers, ils sont bourrés d'additifs et de matières peu onéreuses. Croyant faire une affaire, le consommateur paye au prix fort un peu de beurre noyé dans d'autres choses qui ne coûtent rien - les campagnes de pub représentant le vrai coût de ces produits.

Le reportage revient également sur ces milliers de tonnes de beurre avarié empaquetées par la Camorra dans le sud de l'Italie et exportées à travers le monde comme beurre de pâtisserie. Au passage, les fraudeurs napolitains et leurs complices français et belges empochaient les diverses aides à l'agriculture européenne.

Les principaux industriels n'ont pas voulu que soit filmée l'intérieur de leurs laiteries. Un seul a joué franc jeu : Isigny Saint-Mère. Il faut dire que ce crémier donne dans le haut de gamme. Il baratte encore. Le prix s'en ressent mais le palais, lui, jubile. A force d'explorer le sujet, ce film, par ailleurs passionnant, oublie malheureusement de répondre à la question de départ : le beurre est-il oui ou non dangereux pour la santé ? ( Nouvel Obs.Bruno Birolli)

10:47 Publié dans Actualités sensorielles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook |

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